Au-dessus d’Oberlech, à environ 1 780 mètres d’altitude, le Skyspace Lech de James Turrell se loge en grande partie sous terre, rapporte EverythingImmersive. On y accède par un tunnel de 15 mètres que la plateforme lit comme un écho de l’entrée de Roden Crater, le volcan arizonien que l’artiste façonne depuis 1977, rappelle Colossal.
Le cadre est celui de Lech, station de l’Arlberg que The Hollywood Reporter décrit comme le refuge feutré des familles royales et des initiés d’Hollywood. Le format, lui, se multiplie. Colossal recense des dizaines de Skyspaces depuis le milieu des années 1970. Le dernier, As Seen Below à l’ARoS d’Aarhus, est le plus grand jamais réalisé en contexte muséal selon Colossal, le plus grand tout court selon designboom. The Art Newspaper en annonce un autre pour 2027 à New Bremen (Ohio), voulu par un fabricant de chariots élévateurs.
Risque de franchise ? Lech rappelle que chez Turrell, l’immersion commence dans la descente. La dramaturgie d’approche (tunnel, pénombre, altitude) fait autant l’œuvre que l’oculus. C’est une leçon pour tout lieu immersif qui soigne l’écran et néglige le seuil.