Selon Food & Sens, qui s’appuie sur des éléments dévoilés en amont d’un entretien à paraître dans Forbes Japan, Rasmus Munk fermera Alchemist, à Copenhague, cinq mois par an à compter de décembre 2026, en conservant ses quelque 100 collaborateurs.

Au programme, des voyages en Inde et au Japon, puis plusieurs mois de travail à Copenhague sur les futures séquences du restaurant. Chez Alchemist, un plat est rarement un simple plat. La dizaine d’« impressions » du parcours mêle cuisine, lumière, son, technologie et dispositifs conçus avec des artistes, des chercheurs ou des ingénieurs. Le magazine relève aussi que les 28 membres de l’équipe de salle suivront une formation en leadership, psychologie et service, ponctuée de masterclasses.

C’est ce dernier point qui compte. En accordant à la salle le temps de recherche que la gastronomie réserve d’ordinaire aux cuisines, Munk traite le service comme une composante de la mise en scène, au même titre que la scénographie. Pour la création immersive, la leçon dépasse la table. Une œuvre qui se joue chaque soir a besoin de temps mort pour se réécrire, et ce temps a un coût. Une nouvelle fois, Rasmus Munk montre l’exemple.