La Triennale d’architecture d’Oslo 2026 a ouvert dans l’église de Sofienberg, à Grünerløkka, autour d’une question de sa commissaire en chef Line Ramstad : « Et si la nature venait d’abord ? » Selon Wallpaper, 32 exposants internationaux y répondent.
Le dispositif applique sa propre thèse. Dans la nef, les présentations reposent sur des structures en bois montées vite et conçues pour être démontées puis réemployées. Premier contact, une bande de panneaux rouges, fauves et noirs issue du projet Upcycling Wool Ecology du Grinham Research Group (Harvard). Le projet transforme en panneaux de construction riches en kératine une laine dont la moitié des deux millions de tonnes produites chaque année est perdue. Wallpaper salue le propos mais juge la présentation trop chargée en texte. À l’inverse, les peintures acryliques de Gitta Saetre documentent sans un mot le chantier de l’autoroute norvégienne Rv.555. Un sauna, tenu par Oslo Badstuforening, invite enfin à s’asseoir.
C’est là que la Triennale touche juste. Quand l’architecture du vivant cesse d’expliquer et se donne à éprouver par la chaleur et par le corps, elle devient scénographie. Le reste de l’exposition gagnerait à suivre.