Sur l’île de Lazzaretto Vecchio, à trois minutes de bateau du Lido, la section Venice Immersive de la Mostra a réuni 68 installations consacrées aux crises contemporaines, de la Cisjordanie occupée à la montée des eaux, selon AnOther.

Le magazine retient Ra’jin (We Shall Return) de Faiz Abu Rmeleh et Keren Manor. Tourné pendant trois ans en Cisjordanie, le film tisse les récits de onze villages palestiniens autour de trois protagonistes. Il mêle images documentaires, extraits de réseaux sociaux et plans 360° à la première personne. Au jury siégeait Négar Motevalymeidanshah, Prix spécial du jury l’année précédente avec Less Than 5gr of Saffron, une petite pièce à faible budget face à des projets bien plus imposants.

Le contraste avec la Biennale d’art 2026 est net. Son thème, In Minor Keys, prône repos et écoute, un choix que le Guardian juge à contretemps d’une planète en crise. Le quotidien salue en revanche des pavillons comme Seaworld Venice de Florentina Holzinger, une méditation immersive et confrontante sur le climat selon The Art Newspaper.

La leçon vaut pour toute la création immersive : c’est le point de vue, et non la machinerie, qui fait œuvre. Reste à empêcher que l’empathie casquée ne se fige en formule.