Ouvert le 20 juin à Los Angeles par Refik Anadol et Efsun Erkılıç, DATALAND explore les possibilités de l’intelligence artificielle dans la création d’environnements immersifs. Son exposition inaugurale, Machine Dreams: Rainforest, propose une expérience multisensorielle inspirée des écosystèmes tropicaux.

Au cœur du musée, le Data Pavilion mobilise 84 projecteurs laser 4K Epson pour transformer murs, sol, plafond et colonnes réfléchissantes en un immense espace de projection. Près de 700 millions de pixels composent un environnement visuel dont les images se prolongent dans les miroirs, brouillant les limites de l’architecture. Un système de calibration automatisé assure la continuité des projections malgré la complexité des surfaces.

Mais la véritable originalité du dispositif tient à son fonctionnement. Alimenté par des archives écologiques et des données environnementales recueillies en temps réel, le Large Nature Model, développé par Refik Anadol Studio, génère des images et des paysages sonores en perpétuelle évolution. Les visiteurs participent eux-mêmes à cette création : des capteurs biométriques enregistrent leurs mouvements et leurs rythmes cardiaques, qui influencent à leur tour l’environnement. Un dispositif sonore spatialisé et des compositions olfactives prolongent cette immersion dans une forêt réinventée par la machine.

L’installation fait ainsi de l’espace d’exposition un organisme sensible, où les données de la nature et les réactions humaines se rencontrent pour produire une œuvre en constante transformation.